mars 4, 2014

Les services municipaux de Paris chargés de retirer les affiches anti-Hidalgo

Suite à un affichage massif allant à l’encontre de la candidate à la marie de Paris Anne Hidalgo, l’Hôtel de ville demande le nettoyage de plusieurs arrondissements.

Un affichage sauvage provoquant

Dès le 18 février dernier au matin, les services municipaux de la ville de Paris reçoivent comme consigne de retirer au plus vite les affiches anti-Hidalgo. Le maire actuel, Bertrand Delanoë, demande également au Service Technique de la Propreté de Paris (STPP), l’un des plus importants services de l’hôtel de ville, d’effectuer des tournées de surveillance et de signaler les sites concernés par l’affichage sauvage. Sa première adjointe, candidate à la mairie de Paris, est affichée, les yeux bandés, sous un titre brûlant « Derrière le sourire… la facture !!! ».
Selon le Canard Enchaîné, Nicolas Miguet, un homme d’affaire proche de l’extrême droite et du mouvement « Jour de colère » serait à l’initiative de cet affichage sauvage.

Une anecdote qui tournerait au règlement de compte

Tandis que les directeurs de campagne d’Anne Hidalgo dénoncent un important problème juridique et soulèvent la question du financement de l’affichage contre leur candidate, l’UMP accuse Bertrand Delanoë de favoritisme.
D’après le PS, NKM soutiendrait « tacitement » Nicolas Miguet et les dépenses liées à cet affichage massif devraient être intégrées aux comptes de campagne de la candidate UMP.
De son côté, l’UMP dénonce Bertrand Delanoë de prendre des décisions anti-démocratiques en la faveur de son camp : les affiches anti mariage pour tous ainsi que celles concernant « Jour de colère » avaient également été retirées. Le maire actuel dément et ajoute qu’il fait systématiquement retirer l’affichage sauvage dans sa ville. D’après l’UMP, Bertrand Delanoë ne permettrait pas à tous les mouvements de s’afficher comme ils le souhaitent dans la capitale. Image: ©Rainer Sturm  / pixelio.de